Ni bon ni chon
[j'avais effacé l'article sur cette soirée pusique ceux qui l'ont lu ont cru que j'allais me suicider. Alors plutôt que de causer de canidés morts ou de mecs je vais retenir une anecdote qui ne tient pas en une simple VDM.]
C'était à la cérémonie de Miss Fac, je m'étais inscrite sans grande conviction en me disant que ce serait drôle de vouloir un monde en paix. Ou peut-être juste pour la séance photo gratuite.
Le grand soir est là. Mon moral me chatouille les chaussettes et j'ai à peu près autant envie de monter sur scène que de me pendre mais je dois le faire, j'ai promis à cette fille au nom de fleur comestible que je ne la laisserai pas tomber. J'arrive devant la salle avec mon gros sac d'affaires pensant que j'en fais un peu trop. Je rencontre la maquilleuse qui est en fait en première année d'école de maquillage et qui semble très paumée. Surtout qu'elle a une heure pour maquiller 12 filles. Peut-être est-ce parce que je suis la plus entreprenante (ou la moins molle) de ces filles ou parce que le demi litre de vodka que j'ai descendu juste avant avec un étudiant russe mais je me propose pour être maquilleuse bis. Après coup je me dis que j'aurais dû faire exprès de rater leur trait de khôl et leur mettre du rouge à lèvres sur les dents mais on pense souvent aux plans diaboliques après coup.
Arrivent les passages sur scène, le morceau que j'avais choisi (un tango) a été remplacé par du rock, ce devait être assez comique à voir…Puis dans les coulisses, entre deux gorgées de vodka je me demande si je dois mettre un soutien gorge sous ma robe de soirée parce que quand même ça se voit vachement. Une participante me lance un "ah non non, sans c'est vachement mieux!", j'ai à peine le temps de retirer la chose que me voici sur scène au bras de mon cavalier à saluer un public de gens que je fais tout pour éviter à la fac, c'est pas ma faute, c'est juste que j'ai du mal à aimer ces gens, surtout ceux qui vont aux soirées. A ces soirées.
Le printemps vient juste de commencer mais il fait déjà bien chaud, surtout dans cette salle remplie d'humains. Imaginez donc mon étonnement en sentant une légère brise sur ma poitrine, ça chatouille et c'est rafraîchissant à la fois. Mais pas normal: là où je sens du vent il y a du tissu normalement. Gardant mon sourire commercial je baisse rapidement les yeux et découvre l'horreur: la bretelle de ma robe pend négligemment sur mon bas et mon sein droit au garde à vous salue l'assistance. Comme j'aimerais là tout de suite devenir invisible, mais non, les gens semblent me voir. Je remonte rapidement cette bretelle et tente d'avoir l'air la plus naturelle possible (toujours avec mon sourire Colgate et mon sang dans l'alcool), nous descendons de scène, et j'espère très fort que personne n'a vu ça. Bordel, j'ai montré mon nichon droit à tous les gens que je n'aime pas et aux quelques rares que j'aime bien à qui j'ai demandé de venir, je vais avoir du mal à faire croire à qui que ce soit qu'il me reste une once d'amour propre.
Un mois plus tard à la fac est organisé une espèce de grand pot et quelqu'un m'interpelle "Oh Limouss! Viens prendre un jus!", j'ai dû avoir l'air terriblement hautaine en le toisant avec mon regard interrogateur à travers mes lunettes de soleil mais j'ai beau essayer, je ne le remets pas. Je lui demande alors si on se connaît reconnaissant alors mon manque de physionomiste. "Mais tout le monde te connaît" qu'il me répond avec un clin d'œil aguicheur. Seigneur Dieu.
Et vous?
Popov et les pigeons
Vous vous souvenez de Popov, la
bestiole mi hamster mi cochon mi ours (3/2 ça fait beaucoup, je sais)?
Le revoici encore plus mal dessiné mais il me fait rire ce wombat à nez
poilu.
J'imagine souvent à quoi ressemblerait ma vie si j'avais
un wombat à la maison (on ne pense jamais assez à certaines choses) et
surtout à quel point une bête comme ça serait dépaysée.
"Ce
qui saute aux yeux ce sont les pigeons. Le béton partout encore je peux
m'y faire, on en a un peu chez moi en plus. Les chiens aussi même si
les vôtres sont plus dodus. Mais vos pigeons me font rire, j'y peux
rien.
Il faut dire que chez moi un pigeon c'est rose,
ça caquette et ça s'appelle un galah et ils passent leur temps à
organiser des concours de caca sur la tête des gens. J'en ai même vu un
réussir en plein désert, balaise. Mais ils sont quand même bien
fragiles et farouches, dans un pays aussi vide que l'Australie on n'est
pas habitué à côtoyer des humains (enfin moi si, mais moi j'ai voyagé,
j'ai même gagné des concours). Tandis que vos pigeons sont tous gris et
très peu farouche. Alors que je faisais ma balade nocturne dans le parc
Monsouris (je ne me balade que le soir parce que je n'ai pas eu
d'autorisation pour venir à Paris et on m'a fait comprendre que votre
politique d'immigration était assez rigide) toute une tripoté de
pigeons gris était en train de faire sa fête à un sac de graines
éventré. Si j'ai bien un point en commun avec vos amis citadins c'est
le goût pour les bonnes choses et entre nous les graines c'est
vachement bon. Je m'avançai donc pour en cueillir ma part. Pour être
très honnête je ne pensais pas que cela poserait le moindre problème,
je pèse quand même 15kg de plus qu'eux (peut-être un peu plus, la
nourriture est bonne et grasse par chez vous). Et bien non, je reçu des
petits coups de bec dans la croupe tandis que d'autres se servaient de
mon dos dodu comme d'un perchoir matelassé. Faut pas déconner, je me
secouai pour faire fuir ces bloody piafs. Tous sauf un s'envolèrent. Il
me regardait droit dans les yeux, son bec contre les poils de mon nez.
Son grand regard vide laissait paraître sa stupidité mais son culot et
ses multiples blessures me font comprendre qu'il est très courageux. Il
me toise d'un air interrogateur, ce doit être la première fois qu'il
croise un wombat, mais il ne se laisse pas défiler pour autant. Il me
faisait un peu pitié avec son aile en écharpe, sa patte de bois et sa
blessure. J'ai donc tourné ce qui me sert de talons et suis rentré à la
maison en pensant aux bonnes carottes qui m'attendaient. Depuis je ne
peux pas m'empêcher de penser que j'ai perdu une bataille morale avec
un pigeon qui en a la cervelle et qu'après tout ce n'était peut-être
pas de la pitié si je suis parti… J'ai senti que si je restai il
m'aurait provoqué en duel quitte à tâter de ma dent, il s'en foutait,
il voulait se battre parce qu'un pigeon parisien meurt s'il ne se bat
pas. Et si je l'avais tué ses collègues seraient venus m'achever par le
nombre. Depuis je sors un peu plus tard quand les oiseaux dorment.
Vos pigeons sont des sacrés warriors quand même."
Nihon ni ikimashooo
Voilà, ayé c'est sur, c'est certain: je vais passer mon été au Japon! C'était pas gagné pourtant.
Tout a commencé en décembre quand mon père me dit "Je rends un service à une dame japonaise et je le fais pour toi, elle t'embauchera cet été". L'idée m'a tout de suite plu. Heureusement me direz-vous, parce que je n'avais pas franchement mon mot à dire. Un peu de temps passe, j'essaie de contacter cette femme pour un fameux stage mais gros quiproquo, ce n'est pas du tout elle qui pensait me trouver un stage, elle voulait bien m'heberger si je venais c'est tout. Et en fait finalement elle ne veut plus.
Buddha merci, ma 3e maman était là: une sinojaponaise qui m'a quasi élevée, la meilleure amie de mon paternel., ex designeuse des 3/4 du merchandising de la souris américaine. Autant dire qu'elle connait du monde et que quand je lui ai demandé un stage sur Tokyo elle m'a refilé une liste de mails où envoyer des CVs. C'est la première fois que j'ai quelque chose par piston et je dois dire que j'ai du mal à m'en vanter, ça me rend bien service mais je déteste ça.
J'ai donc failli bosser pour une grande marque de bijox de luxe au nom d'un pays entré dans l'union européenne en 2007. Puis personne ne me répondait, je n'en pouvais plus. Alors j'ai envoyé mon CV à une autre qui a immédiatement dit oui mais ne m'a pas précisé ce que j'allais faire.
Je sais donc que je serai l'assistante d'une productrice de cinéma sur le tournage d'un film japonais qui vient juste de commencer puis sur un projet d'anime. Autant dire que je bois du petit lait.
Oui enfin depuis qu'elle m'a dit qu'elle m'acceptait elle a cessé de répondre à mes mails, du coup je flippe un peu… Quoiqu'il en soit mes billets d'avions sont déjàs pris, j'y serai du 7 juillet au 30 août. Presque 2 mois toute seule dans une immense ville que je ne connais pas et une culture qui m'est inconnue. Je re flippe. Certes je suis solitaire, certes je ne suis pas trop trouillarde mais d'être isolée si loin de lui que je n'ai jamais quitté plus de 10 jours depuis que nous sommes ensemble, de mes amis, de mes parents. Je sens que je vais être obligée de me faire violence et de faire ma sociale en sympathisant avec les gens, malgré mon japonais médiocre. Puis j'exagère, je ne serai pas seule tout le temps, il y aura bien Harl \o/ et Kana \o/ et peut-être même Ryoko, cette styliste tokyoite que j'ai rencontré dans une soirée tastevin à Dijon il y a deux semaines.
Ah et il faudrait que je me trove un logement. Quelqu'un aurait un plan, le temps que j'exploite les miens? Non? Ah.
Et voilàààààààààà!
C'est enfin fini, cette année de merde qu'est la L2 sciences popotin a pris fin vendredi dernier me laissant libre et en vacances! Je suis soulagée, soulagée. J'en aurais même envie de courir toute nue dans la rue.
Non parce que je ne crois pas avoir autant bossé de ma vie, je pense avoir frisé le seuil du strict minimum. Pour ce qui est des résultats nous verrons bien.
Les sujets? Non, je vous en ferait grâce, tiens*. A vrai dire je préfère les oublier, autant certaines choses lointaines ont l'air proches autant vendredi dernier me paraît dater.
Pourtant cette boule qui a squatté mon ventre pendant un mois, ne m'a pas encore quittée. Pourquoi? Je l'ignore. Je n'ai pas plus que ça l'angoisse des résultats, ni même l'angoisse de repasser septembre puisque je pars du postulat que je redouble. Et pas forcément avec tristesse, puisque j'ai décidé que si je redoublais ma 2e année (comme mon président, comme son fils, comme ma sœur, et 60% des étudiants d'Assas) j'entamerai une année à mi-temps à l'école du spectacle, chose qui me démange depuis l'année dernière, j'ai vraiment envie d'en apprendre plus niveau scène. Peut-être suis-je encore angoissée parce qu'après avoir bachoté comme une débile pendant des semaines je n'ai plus d'emploi du temps du jour au lendemain. Que faire? Où aller? Et vous?
Je sais que je vais travailler dans un fameux atelier d'architecture (huhu) pendant quelques jours pour refaire la bibliothèque du patron (re-huhu). Je sais aussi que j'ai un logement à me trouver pour cet été. Et pourquoi ne pas écrire? Je pourrais continuer mon adaptation d'une comédie musicale anglo-saxonne pleine de travlos mais aussi écrire quelque chose d'inédit. J'ai envie de connerie. Je veux écrire quelque chose comme "Drunk, the musical avec des vrais gens bourrés dedans" ou "Mouss, the moussical" une fille qui aime les hommes qui aiment les hommes. Je verrais. Et si le soleil de juin voulait bien revenir je lui en serai gré.
En attendant j'essaie de pulvériser mes records à Mario kart puisqu'hier je me suis payée le luxe de m'offrir un Game boy DS! *trop contente*! \o/
Donc si vous croisez une rousse un peu grasse (merci la boulimie des exams) courir toute nue dans la rue, une DS à la main en train de dire que Peach est rien qu'une pute, saluez-la, il se pourrait que ce soit moi.
* En fait si, juste parce que:
Civil:
1) Comment est assurée la réparation du dommage résultant du retard dans l'exécution d'une obligation de payer une somme d'argent ?
2) La résolution d'un contrat doit-elle être prononcée par le juge ?
3) L'inexécution d'une obligation contractuelle peut-elle autoriser la condamnation du débiteur à des dommages-intérêts envers un tiers lorsqu'il subit un dommage résultant de cette inexécution ?
4) Quelles sont les causes étrangères en matière de responsabilité et quels sont leurs effets ?
Administratif:
L'action administrative peut-elle être régie par le droit privée?
Procédure pénale:
Le statut du témoin assisté.
Finances publiques:
- Montant :
*du PIB français
*de la pression fiscale française
*du budget européen
*des impôts locaux français
- Le système de l'exercice et le système de la gestion pour le rattachement comptable des dépenses et des recettes
- Les aménagements à l'annualité budgétaire
- Le financement du budget européen : ressources, contributeurs nets, bénéficiaires nets, chèque britannique ...
- Les cavaliers budgétaires et les cavaliers sociaux
Politique américaine:
Explain in 5/6 sentences:
- Electoral College
- Impeachment
- Elastic clause
Essay:
The judicial review in the US system
Principes généraux du droit européen: --> le Congrès de la Haye. Avec un oral raté de chez raté.
Problèmes sociaux contemporains: --> la définition de la notion de famille. Avec un oral encore plus raté mais là bizarrement je m'en fous.
Je vous conspue
Je me rends compte que je suis une mouss bourrée d'apriori parce que ceux-ci se révèlent souvent vrais. Si vous êtes dans cette liste c'est que d'emblée je ne vous aime pas. Si toutefois je parviens à vous aimer quand même c'est que vous êtes un être exceptionnel.

- Les violonistes: Ah oui, certes, le violon c'est beau, on n'en doute pas. Mais c'est tout de même l'instrument le plus pédant de tous, celui qui en fait battant alors tous les records. Bien calé sous son menton, le violoniste tient son bout de bois verni et prend son air le plus hautain lorsqu'il fait glisser son archer sur les cordes. Le violon est dur techniquement mais artistiquement j'y vois un mérite moindre puisque le violon quand il sort des notes justes est forcément poétique. Ce qui n'est pas le cas du piano, ce gros instrument à percussion qui demande beaucoup de sensibilité pour devenir artistique, de même que la voix qui peut être très juste, très jolie mais dénuée de tout charme. Du coup je comprends mal pourquoi le premier violon est toujours le chouchou des orchestres alors que les vents et les percussions ont autant si ce n'est plus de mérite. Ce sans parler du mépris des violonistes envers les chanteurs qui trouvent à ces derniers une oreille trop approximative. A l'intention des masturbateurs de cordes: les enfants, votre instrument vous permet de jouer au quart de ton, le notre non, pis c'est tout.
- Les gens en prépa: Qu'elle soit scientifique ou littéraire (donc masculine ou féminine), commerciale ou politique les prépateux ont en commun d'être extrêmement pédants, ils donnent l'impression de se sentir incroyablement intelligents, même beaucoup trop pour parler à des gens qui ne sont pas de cette élite intellectuelle sans limite. Faut dire qu'ils ont du mérite les gens en prépa, ils ont beaucoup de devoirs, tout le temps des concours blancs et ils emagasinent un grand nombre de connaissances et de méthode. Oui enfin dans tout ça ils ont oublié de sortir de leur lycée, huhu. Pas qu'ils soient méchants, ils prennent juste les horribles glandeurs de fac pour des cons finis qui ne sont que des futurs chômeurs. Je me demande quand même si être plus scolaire c'est être plus intelligent. Je n'en sais toujours rien. Moi j'y voyais surtout deux filières, une sans doute plus théorique mais pas moins intéressante, pas de quoi péter plus haut que son popotin, donc.
- Les ostéopathes: J'ai tout essayé, j'avais même de très bon aprioris sur les ostéos malgré le fait que ma mère les appelle charlatans. Mais entre ceux qui me cassent encore plus qu'au départ, ceux qui sentent mauvais, ceux qui sont très bons mais chez qui il faut débourser le PIB du Yémen pour se faire soigner, ceux qui vous reprochent votre imprudence et ceux qui sont en fait des kinés, je n'en ai pas trouvé un seul viable pour le moment. Faites chier quand même.
- Les mormons d'Assas: Tu es à Assas (en droit de préférence)? Tu as entre 18 et 25 ans? Tu portes des polos si tu es un garçon et des jupes plissées si tu es une fille? La chose la plus hot que tu ais fait c'est un bisou sur la bouche? C'est à toi que ce paragraphe s'adresse. J'ai souvent envie de sauter près d'eux et de leur chanter "noooon pas d'sexe pas d'sexe!" mais seul Vincent serait prêt à me suivre, or Vincent n'est plus à Assas. Parce que oui ces gens tirés à quatre épingles, leur petit cartable en cuir, leur raie au milieu et leur sourire timide me débectent. Ils sont sûrement très sympathiques, mais à vrai dire les seules choses dont nous arrivons à causer c'est de droit et j'ai un mal fou à parler de droit plus de 4 minutes 32. Forcément, ce sont les mormons d'Assas qui ont les meilleures notes en droit, c'est normal, quand on ne baise pas on a du temps à tuer, hein.
- Les climatologues: J'ai pris leur exemple mais j'aurais très bien pu d'autres scientifiques qu'ils soient physiciens nucléaires ou spécialistes en cachalots (je vous ai pourtant dit que je prévois de faire un master de zoologiste spécialisé en mammifère marin? Ahem), tous ces gens qui tentent d'expliquer des tas de choses mais qui, parce que leur discipline est très très compliquée et que les gens à moins de bac + 42 sont très cons il leur est impossible d'expliquer simplement leurs théories. Du coup ils disent "oui, ça c'est comme ça parce que" les arguments étant souvent zappés parce que justement bien trop complexes. Le tout accompagné d'un "faîtes ce que je dis, je suis scientifique moi". Va chier.
- Les chanteurs de merde: Oui bon forcément me direz-vous, qui peut bien aimer un chanteur de merde? Ben vachement de monde en fin de compte. C'est une incompréhension qui prime: pourquoi un certain nombre de chanteurs de merde qui n'ont absolument aucune technique, qui n'ont aucun sens du rythme, aucune oreille en live sont connus alors que de très bons chanteurs anonymes courent les rues? (je ne m'inclue pas dedans, je ne suis encore qu'une bébé chanteuse). Et pourquoi à l'exception de Christophe Willem (encore que…) ce n'est jamais la personne avec la plus belle voix qui gagne dans les jeux comme la Nouvelle Star? Pourquoi on passe notre temps à écouter des choses musicalement très contestables alors que certains dans l'ombre ont plus de talent que Mozart, John Lenon et Fredy Mercury réunis? On me souffle dans l'oreille que c'est ce qu'on appelle les goûts et les couleurs. Peut-être. Mais on ne me fera pas croire que Carla Bruni-S, Cali ou Julien Doré ont déjà pris ne serait-ce qu'un cours de chant.
- Les freezeurs: Et autres gens qui passent leurs dimanches à participer à des manifestations sans aucun sens. On se rejoint, on s'arrête 5 minutes, on enlève son pantalon, on se bagarre à coup de coussins, bref on réuni des gens à des fins complètement inutiles. A la limite pourquoi pas quand on y participe dans un but avoué ou même quand on fait ça en plus d'autres actions qui ont un sens mais là j'ai envie de hurler au gâchis. C'est dommage, il y a tellement de causes qui méritent d'être soutenues. 
- Les adeptes du premier degré: Quand je sors certaines phrases, quand je poste des photos de mes copains tous nus (enfin…) et qu'on me répond être outré je ne comprends pas. Je n'ai jamais compris en quoi le second degré était un degré de plus que le premier et par quoi il se définissait pour de vrai. La seule chose que je comprends c'est ce qui se colle au premier degré, ces gens qui ne rient jamais ou alors à des blagues ultra terre à terre, une certaine capacité à se prendre et à prendre le reste au sérieux. Etrange. Je dois être trop british de cœur pour pouvoir comprendre ces gens là. Et je vous conspue uniquement parce que vous ne riez pas à mes blagues en fait (mon prof de droit administratif disant que j'étais -entre d'autres- apte à comprendre le 18e degré, huhuhu).
- Les actrices porno: Bon qu'on aime le porno quand on est un mec je crois que je ne peux pas lutter. Que par conséquent on fasse du porno quand on est un mec ça peut aller dans la continuité de la chose. Mais quid des filles? On m'a toujours dit "nianiania les garçons ont une excitation visuelle, pas les filles, nianiania". Donc à en croire les explications quasi scientifiques ci-dessus il serait possible d'en déduire que les filles n'aiment pas naturellement le porno. Alors bon Dieu de bon sang de crotte qu'est-ce qui pousse une bonne femme à se lancer dans une telle carrière? La passion d'être réduite au rang de sous-crotte à la botte de l'homme? L'envie de faire un régime protéines? Une pensée débile par laquelle on peut penser que ça lance une carrière d'actrice pas porno? L'argent facile? Huhu, laissez-moi grincer. Je ne comprends pas et je n'aime pas du tout l'image tout à fait rétrograde de la femme qu'elles représentent.
[et non, je ne mettrai pas de photo à ce coup-là bande de gros dégueux]
- Les filles minces qui mangent comme 4:Non bon d'accord, là c'est de la jalousie pure et simple: je vous envie et du coup je vous hais. Mais bien souvent je vous aime quand même, ne serait-ce que parce qu'avec vous on peut manger comme 4.
- Les filles qui n'ont jamais faim: Ben oui désolée mais moi je carbure à 5 repas par jour, je mange du chocolat, je fais des gâteaux et j'abuse du bon vin. Alors traîner avec les filles qui disent avoir trop mangé après leur feuille de salade ça m'énerve. La plupart du temps je m'abstiens de tout commentaire puisque ces filles peuvent être anorexiques pour de vrai ou malade et n'étant pas psy il ne m'incombe pas de tenter de les soigner. Je préfère encore finir leurs assiettes.
- Les avocats: J'ose imaginer que c'est pour mon frère une erreur de parcours. Au départ la profession est louable: permettre au citoyen d'accéder à la justice même sans connaître réellement le droit. C'est beau. Un peu comme les avocats, ces beaux parleurs, les meilleurs acteurs du monde qui embobinent à longueur de journée. C'est pour moi le pire métier du droit. Le droit comme je le vois est une belle matière puisqu'elle permet que justice soit faite dans un Etat de droit entre les citoyen afin de rétablir au mieux l'égalité. L'avocat c'est celui qui détruit l'égalité, qui introduit l'argent en quantités aberrantes dans la notion de droit qui en est au départ dénuée. Pas de bon avocat pas de possibilité de gagner. Pas de sous pas de bon avocat. Alors qu'on ne me dise pas que l'avocat défend la veuve et l'orphelin, crotte de taureau, ces gens font ce métier uniquement pour se faire des sous, l'intérêt général ils s'en tapent, c'est à cause d'eux que les études que je fais (presque plus) sont mal vues du grand public.
- Les végétariens et pire, les végétaliens: Dressons la scène au Macdo: "tu prends quoi?
- Une petite salade.
- C'est tout? Tu n'as pas faim?
- Si si mais je ne peux pas prendre de burger parce qu'il y a de la viande et pas de glace parce qu'il y a du lait.
- O_o, la vache! Euh… Je veux dire la salade."
Oui, les bouffeurs de carottes vous faites chier le monde entier avec vos préférences à la con et vos principes qui n'ont ni queue ni tête. Parce que dire "je suis végétarien parce que j'aime trop les animaux" c'est débile au possible. J'aime les animaux, je milite en leur faveur quand j'en ai la possibilité mais j'en mange quand même et je ne trouve ça pas du tout antithétique. C'est pourtant simple: l'homme est un animal prédateur omnivore (un peu genre renard) qui chasse depuis qu'il existe et donc bouffe de la viande parce que c'est dans sa nature, être végétarien par choix (non parce que les végétariens par goût je ne leur en veux jamais) c'est donc être contre nature. Si vous voulez agir alors il suffit de réduire sa consommation, de manger de la viande dont on connaît la provenance (et surtout la façon dont la bête a été traitée), exit les poulets batterie et les œufs pas bios. Ah et je ne vois vraiment pas en quoi boire du lait est un crime. Bande de nains.
Bon je m'arrête là, je vais passer pour encore plus aigrie sinon.
Ma famille, ces saloperies de hippies
Plus ça va plus j'en apprends sur les membres de ma famille… Et ils étaient/sont tous rien que des saloperies de hippie, je comprends mieux pourquoi j'ai du mal à accepter l'autorité. Je ne citerai personne directement (est-ce ma faute si je n'ai qu'une sœur, qu'un père et qu'une mère, hein?), hein, mais:
- Ma sœur après un DESS en droit a préféré travailler en ONG.
- Mon frère passe ses vacances dans des chantiers en Afrique.
- Ma mère a fait mai 68 aux côtés de Con-bandit, elle hurlait "mort aux vaches", elle jettait des pavés sur ces SS de CRS et allait chercher ses copains en prison le lendemain. Elle est quand même partie de sa province pour passer 2 mois à Paris pour manifester après avoir contribué à la fermeture de sa fac en empêchant les profs de sortir de l'amphi. Vu tout ce qui ressort sur mai 68 en ce moment je crève d'envie qu'elle me raconte ça en détail.
- Cette même mère a une grosse masse capilaire et s'est habillée avec pleins de couleurs criardes et de longues robes pendant des années (que j'aime ça).
- Elle a élevé ses 3 enfants tout nus.
- Elle est partie en Inde pendant 3 mois. Ma sœur aussi ceci dit. Et mon tour, c'est quand?
- Mon père a été un fumeur de pet' régulier pendant des années (mais c'était pas forcément illégal à l'époque, en tous cas pas en Suisse).
- Il est parti vivre en Amérique du Sud comme ça, sur un coup de tête.
- Il avait un groupe qui reprenait les chansons des Shadows, des Rolling Stones et des Beatles.
- Il a vécu dans un hamac pendant des années (enfin dormi, j'imagine qu'il en sortait parfois).
- Il a refusé de porter une arme à l'armée.
- J'ai 3 tantes artistes: une peintre, une qui sculpte du verre et une autre qui fait de belles poteries.
- J'ai un cousin artiste aussi.
- Une de mes tantes est une féministe notoire (pas de soutifs, plein de poils! *\o/*) et assez connue pour ses actions pour la paix, elle a assisté Yasser Arafat jusqu'à la fin chez lui, elle va sur le terrain, elle participe à des conférences et tout et tout.
- Un de mes oncles est sorti avec Jane Fonda.
- Un de mes oncles est l'équivalent de Cohn-Bendit mais aux USA, il était un militant de tête contre la guerre au Viet Nam.
- Un de mes oncles est super barbu et a un métier original: il fabrique des torah.
- Une de mes tantes vit à San Fransisco, plus précisément à Berkley, la capitale des hippies.
- Une de mes tantes a failli assassiner ma grand-mère sous LSD.
- Une de mes tantes a prouvé que la drogue c'est mal, voyez, surtout pour les enfants.
- Une de mes tantes a préféré passer sa vie à gambader dans les montagnes parce que c'est trop beau et que bosser c'est mal, voyez.
- Une de mes tantes a dit "fuck the world et la famille" et est partie.
- Une de mes grand-mères était naturiste. Oui oui, dans des camps de gens à poil, c'est ça.
- Une de mes grand-mères n'a mangé que bio pendant longtemps.
- Une de mes grand-mères est artiste mais n'a jamais vraiment pu vivre de son art. Ni d'autre chose d'ailleurs.
- Une de mes grand-mères a rencontré le dalaï-lama. Plusieurs fois.
- Une de mes grand-mères aide handicap international, l'Unicef et j'en passe alors qu'elle n'a pas forcément les moyens de le faire.
- Une de mes grand-mères répand l'amour autour d'elle comme personne.
- Une de mes grand-mère a épousé un homme d'Eglise \o/
- Un de mes grand-pères a fait la guerre mais il s'est rattrapé après en faisant vachement plus l'amour et pas forcément avec sa femme.
- L'autre aussi en fait.
J'ai l'air de balancer comme ça mais en fait je suis assez fière d'eux pour tout ça, même ce qui s'apparente plus à des conneries.
Du coup niveau hippittude je suis vachement en retard, moi même si j'ai déjà quelques points:
- J'ai passé les premières années de ma vie toute nue (à la maison, à la mer, dans le jardin…).
- Depuis mes 2 ans j'adopte des animaux abandonnés.
- J'ai déjà voté à gauche (hu hu).
- J'ai ma cause: les animaux mais je ne fais pas comme BB.
- Voyons si je serai digne de cette famille plus tard.
Yémalocou
En ce moment je suis un hybride entre le Dr Zoiberg et un zombibi phoque. Vous l'avez compris je raconte n'importe quoi et une fois n'est pas coutume les examens n'y sont pour rien (et Dieu sait que l'excuse des exams est géniale, "chéri pas ce soir j'ai mes examens"), non, c'est juste que je ne dors plus comme il faut.
Des cernes dévalent sur mes joues, ma mine se grise et ma tête tourne, la nuit dernière et toutes les précédentes ont été des petits cauchemars. Rien à voir avec une insomnie ou une énième période de pesadillas, non, là c'est encore la faute à mon squelette. Je crève d'envie d'échanger de carapace avec quelqu'un d'autre (même si à choisir je préfèrerais Mariah Carey à VGE) ne serait-ce que le temps d'une nuit, histoire de jubiler à poing fermé.
En fait il y a deux ans de ça je me suis fait ce qu'on appelle le coup du lapin qui loin d'en poser fait plutôt un mal de chien à vrai dire. J'ai fait l'immense connerie de faire passer mon orgueil avant mon cou et ai rompu avec mon kiné, puis les autres n'avaient rien pour eux: trop chers, trop mauvais, trop odorants, bref je manque de chance de ce côté là. Ma mère m'a offert un oreiller en mouss spéciale à noël, je prends des cours de Pilates (et pas seulement pour avoir l'air d'une riche américaine) mais les radios me pointent toujours ce problème à la con: j'ai la courbure du cou inversé.
Du cou(p) (ahaha) moi la gigoteuse de la nuit me retrouve cantonnée à ne pouvoir dormir que dans deux positions: sur le dos le nez vers le plafond genre morgue et sur le côté droit. C'est tout, le reste me nique la nuque avant ma première minute de sommeil. Le reste du temps j'ai le temps de faire deux ou trois rêves banals au possible (c'est horrible, je fais des rêves de concours administratifs et autres conseils juridiques) avant d'ouvrir un œil crispé et une envie de crier des choses beaucoup trop vulgaires pour vos chastes oreilles.
Alors oui je me mets à genou, j'ouvre la bouche en grand et supplie je-ne-sais-qui de m'accorder une nuit de bonheur sans piques aigües derrière le crâne, sans picotement dans la colonne. Bref si un ostéo qui sent bon et a bon cœur ou bien un dealer de morphine (oui parce que la codéine c'est de la gnognotte) passe dans le coin, qu'il ait pitié de ma personne. Le parti le lui rendra au centuple.
Mouss frisottée trottant sur lit de feuilles mortes fraîchement ratissées
Parce que pour une femme forte à la crinière de feu il faut quelque chose de très spécial. Je l'avoue à tous mes lecteurs, j'ai suivi un conseil de beauté à la con: je me lave les cheveux avec du shampoing pour chevaux.
C'est un produit sensé faire briller les crinières dans lesquelles on casserait quelques peignes, du coup je ne vois pas en quoi ce serait mauvais pour moi. Ah et c'est pas cher aussi.
Ben quoi?
A l'aise
Je ne pense pas avoir vécu un tel sentiment d'apaisement depuis longtemps. Rien de mieux finalement qu'une semaine loin de tout sans droit, informations ou internet. Les montagnes suisses ont cet extraordinaire pouvoir de faire oublier les tracas quotidiens et de les remplacer par d'autres beaucoup plus primaires (comme "fera-t-il beau demain? Qu'est-ce qu'on va manger ce soir? Faut-il couper du bois?") qui somme toute nous font transparaître la futilité flagrante de cette vie parisienne qui tendrait à être aussi surfaite que la côte. Je finis par comprendre la réputation de lents qu'ont mes compatriotes et une fois n'est pas coutume je l'approuve.

Même le purpose pointe son bout du nez, je ne sais toujours pas ce que je ferai exactement, ni même si mon idée porte un nom de métier mais je ne suis plus inquiète, cette impression persistante d'être complètement paumée s'envole petit à petit…
Bon, j'ai dû prendre 400 kg, la charcuterie, le fromage, les leckerlis et autres cochonneries de yaourt au café ayant eu raison de moi, j'y peux rien la Suisse c'est trop bon et je compte bien la faire partager, Betty Bossi n'a plus de secrets pour moi je vais pouvoir reproduire moultes recettes. Un coup de Rivella et ça repart!

En parlant de boudi à foison, mardi c'est la Free cone day de Ben &
Jerry's. Qui veut parcourir Paris avec moi à la recherche de glaces gratuites?
Frou frou
Comme il paraît que sortir de chez soi avec des vêtements est un de nos us intégré, ce matin là je me dirigeais vers le gros meuble Ikéa blanc qui me sert d'armoire à habits afin d'en porter quelques uns sur le dos. J'ouvre le porte: horreur, un étage tout entier est vide, j'ai fait le tri de ce que je ne portais plus la veille et on dirait qu'une grosse mitte a dévoré le coutenu de l'armoire. Sur le moment je ne vis qu'une chose à faire, poser mes deux mais sur les joues et hurler le moins distinctement possible un magnifique "je-n'ai-plus-rien-à-me-mettre!". Certes j'exagère mais chaque fille sait que toute bonne garde robe est divisée en 2 grandes catégories (qui elle-même sont à diviser en des centaines de sous catégories): les vêtements de tous les jours et les autres. Les 3/4 des habits que je possède sont à classer dans "les autres". J'ai de quoi habiller le Moulin Rouge vu la quantité de plumes, paillettes, corsets et résilles que je possède. Sans compter les robes que j'adore mais qui font très très habillées pour aller en cours un lundi matin. Du coup soit je m'habille comme une princesse tous les jours soit je lave vachement souvent mes jeans.
Il était grand temps de remédier à tout ça et j'ai pris une grande décision: faire des courses de fringues. Au départ je n'avais qu'un seul problème: un manque flagrant de fric. Le pouvoir d'achat et son président n'arriveront pas à me faire trépasser, ni une, ni deux je file dans des boutiques soit disant pas chères et me force à rester dans le rayon "casual" afin de ne pas ressortir une nouvelle fois avec une énième robe à paillette. C'est un second aléa (mon Dieu, je deviens juriste) qui arrêta ma fièvre achteuse: c'est vraiment super moche. Des jeans slims, des choses jaune poussin (oui, désolée Thomas mais le jaune en vêtement c'est souvent laid), d'autres hauts super larges ou coupés pour des portes manteaux mais qui en vrai donnent l'impression d'une femme enceinte. Beurk beurk beurk, je préfèrerait encore investir dans de la lessive pour mettre mes vieilleries plus souvent, parfois j'ai envie de me mettre à fabriquer mes propres fringues tant mes goûts semblent en désaccord avec la "mode", toi aussi bientôt tu porteras du "Mouss". Puis la réponse a attéri toute seule comme une grande dans ma boîte aux lettres: un carton d'invitation pour la braderie Sonia Rykiel. Voilà c'est bien ça, j'aurais enfin l'occasion de porter des habits classes mais pas extravagants.
Tu parles. Bon, l'avantage avec le mot "braderie" c'est que ça veut dire que je ne paierait pas 500€ le kilo de tissu. Une fois là-bas je suis entourées de clones de mademoiselle Agnès et de grandes doudou blacks. Les premières tendant vers le 36 et les dernières vers le 46 j'ai eu tout le loisir d'essayer les habits que je voulais. Ah oui. Mais au lieu de tomber sur des choses sobres et classes je craque littéralement sur tout ce que la mode a fait de plus inutile: des plumes (inlavables ou alors le prix de la fringue au pressing), des paillettes, des choses qui n'ont qu'une manche, des culottes à rayures, un slip doré, de la tulle à foison, une combinaison de chaaatte. Bref que des choses qui me font briller les yeux mais toujours rien de simple à porter.
Ma foi tant pis, si je dois attendre les grandes occasions pour porter des vêtements de la seconde catégorie ils seront tous abimés d'ici là. Si j'osais la paillette au quotidien?






