Mouss: The Blog That Goes Like This

un blog écrit en toute simplicité sur les malheurs et bonheurs d'une pauvre petite fille riche

13 juin 2008

Popov et les pigeons

Vous vous souvenez de Popov, la bestiole mi hamster mi cochon mi ours (3/2 ça fait beaucoup, je sais)? Le revoici encore plus mal dessiné mais il me fait rire ce wombat à nez poilu.

J'imagine souvent à quoi ressemblerait ma vie si j'avais un wombat à la maison (on ne pense jamais assez à certaines choses) et surtout à quel point une bête comme ça serait dépaysée.

"Ce qui saute aux yeux ce sont les pigeons. Le béton partout encore je peux m'y faire, on en a un peu chez moi en plus. Les chiens aussi même si les vôtres sont plus dodus. Mais vos pigeons me font rire, j'y peux rien.
  Il faut dire que chez moi un pigeon c'est rose, ça caquette et ça s'appelle un galah et ils passent leur temps à organiser des concours de caca sur la tête des gens. J'en ai même vu un réussir en plein désert, balaise. Mais ils sont quand même bien fragiles et farouches, dans un pays aussi vide que l'Australie on n'est pas habitué à côtoyer des humains (enfin moi si, mais moi j'ai voyagé, j'ai même gagné des concours). Tandis que vos pigeons sont tous gris et très peu farouche. Alors que je faisais ma balade nocturne dans le parc Monsouris (je ne me balade que le soir parce que je n'ai pas eu d'autorisation pour venir à Paris et on m'a fait comprendre que votre politique d'immigration était assez rigide) toute une tripoté de pigeons gris était en train de faire sa fête à un sac de graines éventré. Si j'ai bien un point en commun avec vos amis citadins c'est le goût pour les bonnes choses et entre nous les graines c'est vachement bon. Je m'avançai donc pour en cueillir ma part. Pour être très honnête je ne pensais pas que cela poserait le moindre problème, je pèse quand même 15kg de plus qu'eux (peut-être un peu plus, la nourriture est bonne et grasse par chez vous). Et bien non, je reçu des petits coups de bec dans la croupe tandis que d'autres se servaient de mon dos dodu comme d'un perchoir matelassé. Faut pas déconner, je me secouai pour faire fuir ces bloody piafs. Tous sauf un s'envolèrent. Il me regardait droit dans les yeux, son bec contre les poils de mon nez. Son grand regard vide laissait paraître sa stupidité mais son culot et ses multiples blessures me font comprendre qu'il est très courageux. Il me toise d'un air interrogateur, ce doit être la première fois qu'il croise un wombat, mais il ne se laisse pas défiler pour autant. Il me faisait un peu pitié avec son aile en écharpe, sa patte de bois et sa blessure. J'ai donc tourné ce qui me sert de talons et suis rentré à la maison en pensant aux bonnes carottes qui m'attendaient. Depuis je ne peux pas m'empêcher de penser que j'ai perdu une bataille morale avec un pigeon qui en a la cervelle et qu'après tout ce n'était peut-être pas de la pitié si je suis parti… J'ai senti que si je restai il m'aurait provoqué en duel quitte à tâter de ma dent, il s'en foutait, il voulait se battre parce qu'un pigeon parisien meurt s'il ne se bat pas. Et si je l'avais tué ses collègues seraient venus m'achever par le nombre. Depuis je sors un peu plus tard quand les oiseaux dorment.
Vos pigeons sont des sacrés warriors quand même."

wombat_pigeon2


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