27 avril 2008
A l'aise
Je ne pense pas avoir vécu un tel sentiment d'apaisement depuis longtemps. Rien de mieux finalement qu'une semaine loin de tout sans droit, informations ou internet. Les montagnes suisses ont cet extraordinaire pouvoir de faire oublier les tracas quotidiens et de les remplacer par d'autres beaucoup plus primaires (comme "fera-t-il beau demain? Qu'est-ce qu'on va manger ce soir? Faut-il couper du bois?") qui somme toute nous font transparaître la futilité flagrante de cette vie parisienne qui tendrait à être aussi surfaite que la côte. Je finis par comprendre la réputation de lents qu'ont mes compatriotes et une fois n'est pas coutume je l'approuve.

Même le purpose pointe son bout du nez, je ne sais toujours pas ce que je ferai exactement, ni même si mon idée porte un nom de métier mais je ne suis plus inquiète, cette impression persistante d'être complètement paumée s'envole petit à petit…
Bon, j'ai dû prendre 400 kg, la charcuterie, le fromage, les leckerlis et autres cochonneries de yaourt au café ayant eu raison de moi, j'y peux rien la Suisse c'est trop bon et je compte bien la faire partager, Betty Bossi n'a plus de secrets pour moi je vais pouvoir reproduire moultes recettes. Un coup de Rivella et ça repart!

En parlant de boudi à foison, mardi c'est la Free cone day de Ben &
Jerry's. Qui veut parcourir Paris avec moi à la recherche de glaces gratuites?
23 avril 2008
Frou frou
Comme il paraît que sortir de chez soi avec des vêtements est un de nos us intégré, ce matin là je me dirigeais vers le gros meuble Ikéa blanc qui me sert d'armoire à habits afin d'en porter quelques uns sur le dos. J'ouvre le porte: horreur, un étage tout entier est vide, j'ai fait le tri de ce que je ne portais plus la veille et on dirait qu'une grosse mitte a dévoré le coutenu de l'armoire. Sur le moment je ne vis qu'une chose à faire, poser mes deux mais sur les joues et hurler le moins distinctement possible un magnifique "je-n'ai-plus-rien-à-me-mettre!". Certes j'exagère mais chaque fille sait que toute bonne garde robe est divisée en 2 grandes catégories (qui elle-même sont à diviser en des centaines de sous catégories): les vêtements de tous les jours et les autres. Les 3/4 des habits que je possède sont à classer dans "les autres". J'ai de quoi habiller le Moulin Rouge vu la quantité de plumes, paillettes, corsets et résilles que je possède. Sans compter les robes que j'adore mais qui font très très habillées pour aller en cours un lundi matin. Du coup soit je m'habille comme une princesse tous les jours soit je lave vachement souvent mes jeans.
Il était grand temps de remédier à tout ça et j'ai pris une grande décision: faire des courses de fringues. Au départ je n'avais qu'un seul problème: un manque flagrant de fric. Le pouvoir d'achat et son président n'arriveront pas à me faire trépasser, ni une, ni deux je file dans des boutiques soit disant pas chères et me force à rester dans le rayon "casual" afin de ne pas ressortir une nouvelle fois avec une énième robe à paillette. C'est un second aléa (mon Dieu, je deviens juriste) qui arrêta ma fièvre achteuse: c'est vraiment super moche. Des jeans slims, des choses jaune poussin (oui, désolée Thomas mais le jaune en vêtement c'est souvent laid), d'autres hauts super larges ou coupés pour des portes manteaux mais qui en vrai donnent l'impression d'une femme enceinte. Beurk beurk beurk, je préfèrerait encore investir dans de la lessive pour mettre mes vieilleries plus souvent, parfois j'ai envie de me mettre à fabriquer mes propres fringues tant mes goûts semblent en désaccord avec la "mode", toi aussi bientôt tu porteras du "Mouss". Puis la réponse a attéri toute seule comme une grande dans ma boîte aux lettres: un carton d'invitation pour la braderie Sonia Rykiel. Voilà c'est bien ça, j'aurais enfin l'occasion de porter des habits classes mais pas extravagants.
Tu parles. Bon, l'avantage avec le mot "braderie" c'est que ça veut dire que je ne paierait pas 500€ le kilo de tissu. Une fois là-bas je suis entourées de clones de mademoiselle Agnès et de grandes doudou blacks. Les premières tendant vers le 36 et les dernières vers le 46 j'ai eu tout le loisir d'essayer les habits que je voulais. Ah oui. Mais au lieu de tomber sur des choses sobres et classes je craque littéralement sur tout ce que la mode a fait de plus inutile: des plumes (inlavables ou alors le prix de la fringue au pressing), des paillettes, des choses qui n'ont qu'une manche, des culottes à rayures, un slip doré, de la tulle à foison, une combinaison de chaaatte. Bref que des choses qui me font briller les yeux mais toujours rien de simple à porter.
Ma foi tant pis, si je dois attendre les grandes occasions pour porter des vêtements de la seconde catégorie ils seront tous abimés d'ici là. Si j'osais la paillette au quotidien?
18 avril 2008
Interlude intestinale sans intérêt
Voilà une semaine que je n'ai que deux envies (malheureusement non cumulatives) dormir et manger. Soit j'ai un ténia soit j'entame un processus de transformation en Homer Simpson. Pour le manger ça tombe bien, je pars en Suisse demain et je risque de me goinfrer de fromage, de viande des grisons et de sucreries de l'engadine, par contre pour le repos je crains que les 20 minutes de marche dans la montagne pour atteindre la maison ne le limite un peu.
Parce que oui, en fait, pour la première fois depuis noël je suis en vacances, à moi Fextal (qui a un poil changé depuis la photo)!
15 avril 2008
Un nouveau venu
Depuis mon retour d'Australie j'en parle souvent et à chaque fois quelqu'un me demande ce que c'est et pourquoi j'aime ces bêtes comme ça. C'est pourquoi je me suis permise d'en inviter un pour qu'il vous parle de lui et peut-être d'autres choses qui sait.
Je vous demande de faire un triomphe, une ovation à:

Popov
Vous l'aurez compris (ou pas) c'est un wombat à nez poilu (un peu revisité, certes): une espèce de juste milieu entre le cochon et le hamster (de 20kg quand même) qui a la bonne idée de passer ses journées à dormir et ses nuits à… Je n'en sais rien, on verra bien, là il dort mais plus tard (c'est-à-dire bientôt) il reviendra nous faire part de ses impressions et sera je l'espère plus reveillé. Je parie qu'à minuit son corps frémi.
(je précise que Popov n'a pas vocation à être bien dessiné -je laisse ça aux pros- et risque d'ailleurs de ne pas trop se ressembler d'une fois sur l'autre, il déposera certainement ici des bribes de sa vie nocturne)
14 avril 2008
Mayo-lit
Lundi dernier en me levant pour me rendre à mon contrôle de marchandage de chiffon je lève mes volets et pose le regard sur ces points blancs dans le bac de fleurs qui se trouve derrière la vitre. Et ce n'est pas de la neige.
La veille une scène des plus saugrenue est arrivée chez moi, ç'aurait pu sortir d'un film indépendant (je ne sais pas exactement ce que c'est mais j'adore cette idée). Au traditionnel déjeuner dominical alors que je me demande dans quel lit je ferai ma sieste après le kougelhof mon père me regarde et me lance un "c'était son anniversaire hier
- Je sais, rétorque-je en baissant le regard, je croyais sincèrement qu'ils avaient oublié, quelque part je l'espérais.
- On va faire une petite cérémonie?
- Euh…Ok."
Nous voici donc dix minutes plus tard tous les trois sur un coin de la terrasse attifés d'une grosse boîte en carton posée sur la table. Mon père en déballe minutieusement le contenu, je le regarde emmitouflée dans ma grosse écharpe, habillée comme une célibataire endurcie et coiffée avec un écumoire, je suis aussi immobile, que le rhododendron à moitié crevé à côté de moi. Ma mère, elle, armée d'un sécateur coupe nerveusement des branches au hasard. Une fois la boîte ouverte et le sac plastique déscotché mon père me tend un papier qui fait office de "certificat". C'est incroyable tant c'est débile d'avoir besoin de paperasse de confirmation pour ce genre de choses. Je m'éclipse un moment le temps de le "ranger" (comprendre "d'aller l'enfouir dans un coin de ma chambre") le temps d'y jeter un coup d'œil. Tiens, ça a été fait à Etampes, même dans un moment comme ça j'arrive à penser à Vincent, c'est fou. Une fois de retour sur la terrasse je découvre une urne en faïence bleue et blanche, peinte à la manière des carreaux de Delft qui trône sur la table. Son couvercle est scotché à quatre endroits, décidément, ce n'est qu'un éternel prolongement de la laisse, moi qui pensais qu'elle serait enfin libre…En quatre coups de cutter l'affaire est réglée. Enfin presque puisque le couvercle est scellé par de la colle forte. Je réprime un gloussement derrière mon écharpe et j'imagine que ces urnes sont en fait fabriquées pour être montrée sur un rebord de cheminée dans le salon afin d'avoir un sujet de conversation dans les apéros mondains qu'on organise. S'en suit un passage que je vous présenterait bien en accéléré avec une musique à la Benny Hill derrière: sur un plan on voit papa qui use de ses biceps pour ouvrir l'urne, sur le suivant il la racle contre le bord de la table, ensuite il tente de gratter la colle avec ses ongles puis avec un couteau: bingo, le couvercle cède enfin. Son contenu est dans un sac en plastique que j'ouvre avec le dit couteau et je prends le récipient sous le bras. Maman coupe toujours des branches à gauche à droite tandis que nous nous dirigeons vers le pommier dans lequel je verse une certaine quantité de cette épaisse poussière blanchâtre. Mère se demande à haute voix dans quels coins elle préférait être, que ce serait bien de les privilégier. C'est vrai que depuis son départ les plantes sont presque toutes mortes ou en sale état, une bête qui broute les saloperies ça fait un bien fou finalement. Je repends de l'ailloli un peu partout mais il en reste encore énormément. Nous refermons le sac et décidons que la suite se fera en Suisse, très bientôt.
Je me demande toujours à quoi servent ces cérémonies de deuil surtout un an après. A oublier? Mais si on n'a pas envie d'oublier? A pleurer un bon coup avant de passer à autre chose? Peu m'importent les larmes et la mélancolie qui soit dit en passant se veut de plus en plus douce, je suis toujours heureuse de recevoir ses visites en rêves. Un an après je suis toujours déçue lorsque j'ouvre la porte d'entrée, quand je mange ou quand il y a de l'orage…Je n'ai pas besoin de regarder les géraniums gelés pour penser à ma Jolly.
09 avril 2008
Salon Planète durable
Samedi et dimanche je serai au salon Planète durable qui commence demain, vous me trouverez sur le stand Gaz de France pour des tas de jeux et informations. Vous aussi venez, il y aura des tas d'animations, choses très sauvages à acheter et des experts qui savent de quoi ils causent (mieux que moi, quoi).


